PRÉSENTATION

Retraité et de retour dans son village en Corse après une vie professionnelle passée à Marseille comme professeur d’EPS, Paul a mis sur le papier les mots et les rimes qui vivaient en lui depuis toujours.

INTERVIEW

– Bonjour Paul, afin de mieux vous connaître, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis un enfant du baby-boom, marqué par l’histoire de nos parents et grands-parents qui ont connu les guerres, l’exil puis la décolonisation dans un siècle de violence et de bouleversements. De départ en départ pour retrouver la Corse, berceau paternel, à 8 ans à une époque où le tourisme était encore marginal et où la nature et la mer étaient notre terrain de jeu favori. Une enfance heureuse et propice au rêve, car l’insularité est aussi un enfermement et je crois que c’est cela qui m’a donné cette envie de connaitre, de découvrir, de partir…

– Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ?

Écrivain ! Certainement pas ! Je n’étais pas un « bon élève » ni premier de la classe, mais plutôt rêveur, voire turbulent et bagarreur. Mais j’aimais déjà les mots, la littérature et la poésie. Je me souviens du plaisir que j’éprouvais chaque année en ouvrant le Lagarde & Michard pour y découvrir de nouveaux poèmes !

– Pour vous l’écriture est-elle une passion ?

Je ne dirais peut-être pas passion, mais plutôt bonheur, plaisir, joie de mettre en vers quelques mots, quelques pensées pour en faire un poème. La volupté d’une sorte de mise en musique des instants et des émotions de la vie, du monde tel que je les ressens. D’ailleurs dans la Grèce antique ou au moyen âge les poèmes étaient chantés par les aèdes ou les troubadours. Et les grands chanteurs, Brassens, Ferrat, Ferré, Barbara ont mis en musique et chanté Rimbaud, Hugo, Verlaine, Aragon ou Prévert.

– Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Oui, et heureusement ! Je suis depuis toujours passionné par l’histoire, l’histoire du monde, mais surtout des hommes qui l’ont écrite, du plus humble au plus grand. Et puis la passion de l’art sous toutes ses formes, car elle en est indissociable. Comment ne pas être ému en visitant les temples Mayas, les trésors de l’Égypte ou le musée d’Orsay. La passion de la mer bien sûr et surtout la Méditerranée, notre Mare Nostrum que j’ai sillonnée en voilier pendant des années et où j’ai ressenti partout la même émotion, de Gibraltar à la Turquie en passant par l’Italie, Malte, la Tunisie, la Croatie ou la Grèce. Une vibration qui traverse le temps et nous bouleverse parfois.

– Pourquoi avoir écrit ce livre ? Avez-vous voulu faire passer un message ou simplement raconter une histoire ?

C’est la question la plus difficile… pourquoi ? Certainement pas pour faire passer un message ! Peut-être parce que j’avais depuis longtemps ce désir d’écrire, de mettre en forme ces mots et ces idées qui se bousculaient et que je n’avais jamais osé laisser s’échapper, que je gardais en moi comme un trésor caché.
Peut-être aussi, moi qui parle peu, pour livrer un peu de moi à mes enfants et mes proches, entrouvrir une porte sur mon univers, sur mes jardins secrets.
Ou bien tout simplement pour le plaisir de l’écriture, pour jouer avec les mots si riches de notre langue ?

– Pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre livre ?

La poésie est un genre particulier, elle répond à des règles précises et souvent exigeantes, mais en même temps ouvre un champ des possibles extraordinaire, elle permet de jouer avec les mots, le rythme, la musicalité… C’est un art délicat, mais si riche.
Si je l’ai choisie comme compagne c’est pour la possibilité d’aborder toutes sortes de sujets dans des poèmes plus ou moins longs et de construction très différente, sur des thèmes très variés. Certains sont légers, amusants parfois, d’autres traitent de sujets bien plus graves, l’amour, l’amitié, la mort, le temps qui passe. Mais l’humain est au centre de l’œuvre, l’homme et sa place parmi les autres, ses interrogations, son rapport à la nature et à un monde qui change… Tout cela empreint peut-être d’une certaine nostalgie.

– Pourriez-vous nous donner le nom d’un auteur particulier qui vous a inspiré ou tout simplement donné l’envie d’écrire ?

Je ne donnerai pas le nom d’un seul auteur, ce serait faire injure aux autres ! Mais il est vrai que dès l’adolescence j’étais passionné par les écrivains voyageurs, Monfreid, Kessel, Conrad… et puis la découverte du roman Français, des auteurs Russes, Dostoievski ou Tolstoï, la richesse de la littérature sud-américaine avec Garcia Marquez ou Vargas Llosa !
Mais à côté du roman il y a toujours eu la poésie de Villon, Ronsard, du prolifique Hugo, du génial Rimbaud et plus près de nous d’Apollinaire ou Aragon.
Tous m’ont inspiré et parfois écrasé de leur génie et de leur puissance poétique !

– D’où vient votre inspiration et votre envie d’écrire ?

Comme je l’ai dit précédemment l’envie d’écrire est venue naturellement de cet amour des mots, de la langue et de la lecture de tous ces grands poètes pour qui j’ai toujours eu une grande admiration.
L’inspiration est venue assez naturellement, de mon histoire, de mon regard sur le monde et sur l’humain qui reste au centre de mon écriture.

– Qu’éprouvez-vous avant la sortie de votre ouvrage ?

Je suis partagé entre différents sentiments, l’étonnement de voir publier ces poèmes qui n’étaient destinés qu’à un cercle d’intimes et qui vont maintenant exister différemment, le plaisir et la fierté de voir que mes poèmes rencontrent un certain succès.

– Merci Paul, de vous être confié à nous.
Nous retrouverons Incertains Regards très prochainement en vente sur notre site.

Merci à vous…