PRÉSENTATION

Arthur VELLER qui écrit sous un pseudonyme, a 71 ans. Il a déjà publié 10 romans d’amour, ce qui a permis d’équilibrer sa vie, durant laquelle il a été artisan maçon, donc quelqu’un de manuel, pourtant dans sa jeunesse il a fait quelques années d’études supérieures. Marié avec deux enfants, il essaie maintenant de profiter de sa retraite pour laisser aller son esprit à s’épancher sur papier.

INTERVIEW

– Bonjour Arthur, afin de mieux vous connaître, pouvez-vous vous présenter ?

Au début, timoré, j’avais adopté la philosophie de vie de quelqu’un de classique, ne désirant pas sortir des sentiers battus. Néanmoins j’ai toujours eu à cœur de faire plusieurs choses à la fois, m’efforçant de me perfectionner dans toutes les sciences pouvant être utiles à mes besoins et à mes rêves. C’est assez tard, il y a une douzaine d’années, que j’ai “glissé” dans la littérature. Mais je ne l’ai pas regretté !

– Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ?

Non ! Je voulais simplement dominer le monde et gérer sa destinée, je pense, comme beaucoup de gamins confrontés à la rigidité des adultes. Ne pouvant leur mentir, je me réfugiais dans une vie mentale intense.

– Pour vous l’écriture est-elle une passion ?

Ayant opté toute ma vie pour le manuel, l’écriture s’est présentée comme un complément, une autre facette de moi-même dans laquelle mon côté intellectuel rentré pourrait alors s’exprimer librement.

– Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Oui, la danse ! Elle me donne l’occasion de plonger vraiment dans ce réservoir humain infini grâce au contact physique. La danse se retrouve d’ailleurs par épisodes dans plusieurs de mes romans. Autres passions : diverses collections entamées et poursuivies, chacune durant plusieurs périodes de ma vie (timbres, soldats, etc.).

– Pourquoi avoir écrit ce livre ? Avez-vous voulu faire passer un message ou simplement raconter une histoire ?

Il y a, comme dans mes autres romans, des histoires d’amour dans ce livre. Et aucune histoire ne ressemble à une autre. Chacune d’elles possède son originalité. C’est pour moi l’occasion de mettre en scène des personnages qui sont en fait les images d’êtres humains que j’ai eu l’occasion de fréquenter intimement au cours de ma vie, et dont je transforme beaucoup d’aspects, en bien ou en mal suivant les besoins de mes intrigues.

– Pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre livre ?

Le fond de l’histoire de ce livre, c’est la guerre d’Algérie et les traumatismes qu’elle a induits chez tous ses participants, même bien des années après, quand ils espèrent trouver le bonheur tout simplement. Mais vous verrez, chacun ici y arrivera à sa façon ! J’ai vécu pour ma part ces évènements de bout en bout, sauf, heureusement, l’espèce de Saint-Barthélemy finale. J’avais à peine évoqué cette période dans mon premier roman. Mais là j’ai eu besoin d’exorciser cette tache à la fois noire et envoûtante, cette blessure laissant une cicatrice dans ma vie, pour ne plus en être perturbé à l’avenir. Cela crée un fond historique dans lequel certains se reconnaîtront peut-être !

– Pourriez-vous nous donner le nom d’un auteur particulier qui vous a inspiré ou tout simplement donné l’envie d’écrire ?

Jules Verne. Enfant, je lisais beaucoup de livres d’aventures, aventures dans lesquelles je m’identifiais, ce qui me permettait de supporter la réalité du quotidien. L’envie d’écrire m’est venue bien après, lorsque j’ai commencé à vivre affectivement avec les gens proches de moi.

– D’où vient votre inspiration et votre envie d’écrire ?

Étudiant, j’ai consigné pendant dix ans tout ce qui se passait dans ma vie sentimentale, qui fut particulièrement chahutée. Je ne crois pas avoir eu par la suite beaucoup d’inspiration, je me suis surtout servi de mon vécu intime.

– Qu’éprouvez-vous avant la sortie de votre ouvrage ?

De l’appréhension. Cela peut paraître bizarre, après avoir publié plusieurs romans. Mais je n’aimerais pas que mon livre reste indéfiniment sur des tables de chevet, puis se retrouve à un demi-euro dans des vide-greniers. Mes romans sont mes enfants, j’en “pondais” auparavant un par an, celui-ci m’a travaillé durant six ans, j’y tiens sans plus savoir pourquoi !

– Merci Arthur de vous être confié à nous. Nous retrouverons « Une si jolie colonie suivi de la Pitit’ maison » très prochainement en vente sur notre site.

Merci à vous…